Séance du mardi 10 novembre 2026 à 14h30 à La Garde (Auditorium Gérard Philipe) animée par le Docteur Olivier GORET, Médecin Généraliste, Président du Groupe d’Etudes et de Recherche en Acupuncture.
Les maladies cardiovasculaires, notamment l’infarctus du myocarde, l’AVC et l’insuffisance cardiaque, restent une cause majeure de décès et de handicap. En France, elles provoquent environ 140 000 décès et plus d’un million d’hospitalisations par an. Elles résultent le plus souvent d’une atteinte progressive des artères, longtemps silencieuse, favorisée par plusieurs facteurs de risque.
Certains ne peuvent pas être modifiés: l’âge, le sexe biologique, les antécédents familiaux et certaines prédispositions génétiques. Mais beaucoup peuvent être prévenus ou corrigés.
Les principaux sont le tabac, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, le diabète et l’obésité abdominale. S’y ajoutent la sédentarité, le manque d’activité physique, une alimentation déséquilibrée et une consommation excessive d’alcool.
En 2026, la prévention prend également davantage en compte le sommeil insuffisant ou irrégulier, le stress chronique, l’isolement social et la santé mentale.
La pollution de l’air et les conditions sociales défavorables influencent aussi la santé cardiovasculaire. Certaines maladies, comme l’insuffisance rénale chronique et les maladies inflammatoires, augmentent encore le risque. Chez la femme, la grossesse, la ménopause et certaines complications obstétricales apportent des informations supplémentaires sur le risque futur.
Ces facteurs ne doivent jamais être considérés séparément: ils s’additionnent, interagissent et peuvent multiplier le danger. Une hypertension associée au tabac, au diabète ou à un cholestérol élevé est ainsi beaucoup plus dangereuse qu’un facteur isolé.
Le risque dépend également de sa durée: les artères gardent la mémoire des expositions accumulées au cours de la vie. La bonne nouvelle est qu’une grande partie des accidents cardiovasculaires peut être évitée.
L’arrêt du tabac, une activité physique régulière, une alimentation protectrice, un poids adapté et un sommeil de qualité constituent les bases de la prévention.
Le contrôle de la tension artérielle, du cholestérol et de la glycémie permet de repérer précocement les personnes à risque. Lorsque cela est nécessaire, des traitements adaptés renforcent efficacement cette protection.
Connaître son risque cardio-vasculaire global et agir suffisamment tôt, c’est préserver durablement son cœur, son cerveau et ses artères.
Mardi 10 novembre 2026 à 14h30
Comment réduire les risques de maladies cardio-vasculaires en 2026 ?
Docteur Olivier GORET
LA GARDE (Auditorium Gérard Philipe)
